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Yakisugi

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Yaki Sugi Ita

L’Origine

Voilà la vraie traduction. Yaki – Brûlé, Sugi – Cypres, Ita – Planche. On l’appelle aussi « Shou Sugi Ban », cela est dû au fait d’une erreur de traduction, il y a très longtemps, entre le japonais et le chinois. Le Kanji, un alphabet utilisé par les deux pays, contient des signes chinois, mais avec une phonétique différente lorsque lus. Les mêmes signes se prononcent d’une tout autre façon entre les deux cultures. Le terme « Shou sugi ban » s’est très répandu dans les pays occidentaux par le biais du marketing, d’articles et réseaux sociaux. Du fait que c’est une technique ancestrale japonaise, nous nous efforçons de respecter l’origine de ce produit et préférons utiliser le terme « Yakisugi ». Si vous êtes au Japon et utilisez le terme « Shou sugi ban » ils n’auront aucune idée de quoi vous parlez.

Existant depuis les années 1600, cette technique japonaise consiste à brûler la surface des planches de cèdre de façon à créer une couche protectrice. C’est un peu comme appliquer de la peinture, mais plus naturel et plus efficace. Il faut brûler les planches au bon degré, si le brûlage est trop léger la couche de protection ne se formera pas. Ce n’est pas juste esthétique, le fait d’être brûlé à haut degré crée un traitement thermique qui est nécessaire pour assurer une stabilité dimensionnelle. Cela rend aussi la surface imperméable, repousse les insectes, retarde le feu et protège le bois contre les rayons UV. 

La philosophie du yakisugi va bien au-delà d’une simple technique de traitement du bois, c’est une approche profondément liée à la nature, au temps et à la simplicité. Il repose sur l’idée de travailler avec la nature plutôt que contre elle. En brûlant la surface du bois, on utilise un processus naturel pour le protéger, sans produits chimiques. Contrairement aux matériaux modernes qui cherchent à rester figés, le yakisugi embrasse le vieillissement. Sa couleur, sa texture et sa patine évoluent avec le temps, racontant l’histoire du bâtiment. La philosophie japonaise du « wabi-sabi » célèbre l’imperfection, l’irrégularité, l’authenticité. Chaque planche est unique, avec ses variations de brûlage et de grain.

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avantages

Détails du Revêtement Yakisugi

ENHANCED NATURAL DURABILITY
En brûlant la surface du bois, on modifie sa structure cellulaire. Cette couche carbonisée agit comme une armure naturelle, rendant le bois moins perméable et donc moins susceptible aux attaques de l’humidité ou de la pourriture. Cela veut dire que, par rapport à un bois non traité de cette façon, le Yakisugi peut durer beaucoup plus longtemps sans nécessiter de traitement chimique ou d’entretien intensif. Cette robustesse naturelle en fait un choix privilégié pour des façades, des clôtures ou d’autres structures extérieures.

EXCELLENT OUTDOOR PERFORMANCE
Le Yakisugi est particulièrement réputé pour sa capacité à affronter les éléments extérieurs avec brio. La surface carbonisé résiste mieux aux rayons UV, cette barrière protectrice ralentit le vieillissement du bois. Cela signifie que les revêtements en Yakisugi conservent leur intégrité plus longtemps, c’est l’une des raisons pour lesquelles ce matériau est utilisé depuis des siècles au Japon.

INSECT AND FUNGUS RESISTANCE
L’un des bénéfices appréciables, c’est sa capacité à repousser les nuisibles de façon naturelle. Quand on brûle la surface du bois, la couche carbonisée qui en résulte devient nettement moins attrayante pour les insectes, comme les termites, et pour les champignons qui provoquent des moisissures. Les insectes préfèrent le bois tendre et non traité, car il est plus facile à creuser et à coloniser. La couche carbonisée rend le bois plus dense et moins propice à l’installation des nuisibles. Cela réduit non seulement les risques d’infestation, mais aussi la nécessité d’utiliser des produits chimiques pour protéger le bois.

IMPROVED REACTION TO FIRE
Avantage souvent méconnu du Yakisugi, il améliore la résistance du bois au feu. La couche carbonisée agit comme une barrière retardatrice face aux flammes. En d’autres termes, le bois pré-brûlé a tendance à se consumer plus lentement qu’un bois non brûlé. Bien entendu, cela ne rend pas le bois incombustible, mais cela ajoute un niveau de protection naturelle qui peut être rassurant.

STABILITY
Sa capacité à rester dimensionnellement stable au fil du temps est un autre de ses points forts. Le cèdre est une essence de bois reconnu pour cette propriété. Durant le processus de brûlage, on réduit l’humidité résiduelle et on stabilise la structure des fibres. Cela signifie que le bois brûlé est moins susceptible de se déformer, de se tordre ou de se fissurer sous l’effet des variations saisonnières.

ENTRETIEN RÉDUIT
Traditionnellement, le Yakisugi ne reçoit aucun entretien. Il est fait pour traverser le temps et développer sa propre patine. C’est cet aspect qui est tant apprécié et amène sa beauté si unique. Il est tout de même possible de l’entretenir si vous le souhaitez. Un léger nettoyage à l’eau, comme un boyau d’arrosage de jardin en mode pluie suffit. Attention! Surtout ne pas laver avec une machine à pression ou utilisation de brosses. Pour conserver son aspect d’origine plus longtemps il est possible d’appliquer une nouvelle couche d’huile tous les 10 ans environ ou selon préférence. Cela lui redonnera son aspect d’origine et lui ajoute une couche de protection. De petites retouches peuvent aussi être effectuées selon votre goût.

STRONG ARCHITECTURAL AESTHETICS
D’un point de vue esthétique, le Yakisugi offre une touche visuelle unique, à la fois traditionnelle et moderne. Il s’intègre parfaitement dans des projets architecturaux haut de gamme, en apportant un cachet vraiment distinctif. Contrairement aux finitions standards, son aspect brûlé et texturé confère une profondeur et un look unique. Il offre un contraste élégant avec d’autres matériaux comme le verre, l’acier ou la pierre. On peut également jouer sur les nuances de couleur : certaines finitions sont plus noires et profondes, tandis que d’autres gardent une teinte plus naturelle avec un effet de bois vieilli.

ECO-FRIENDLY SOLUTION
Le bois brûlé est non seulement beau, mais il est aussi un choix respectueux de l’environnement. D’abord, la technique de carbonisation elle-même est un procédé naturel qui réduit le besoin de produits chimiques. Contrairement aux traitements de bois conventionnels qui utilisent souvent des substances de préservation potentiellement nocives, le Yakisugi repose sur une méthode traditionnelle japonaise qui se contente de brûler la surface du bois et de sceller avec une huile 100% naturelle. De plus, en augmentant la durabilité du bois, on réduit le besoin de le remplacer fréquemment, ce qui diminue la consommation de ressources. C’est un choix durable qui s’inscrit dans une démarche d’éco-construction. Utiliser le Yakisugi contribue à réduire l’empreinte écologique globale de votre projet.

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bois

matière première

Vu notre souci de créer un produit local et respectueux de l’environnement, notre bois est 100% québécois. De cette façon, nous encourageons les différents producteurs locaux et du même fait nous réduisons notre empreinte écologique en diminuant les distances de transport de la matière première.

Exterior

Pour les revêtements extérieurs, nous préférons utiliser uniquement du cèdre blanc de l’est. C’est l’essence de bois qui réagit le mieux au traitement thermique vu sa composition et ses propriétés, c’est aussi celui qui se rapproche le plus du Cypres Japonais. Il est un des plus résistant aux intempéries, ce qui le rend très durable. Il est certainement possible de brûler d’autres essences de bois, mais le traitement n’aura pas le même effet, le fini n’aura pas la même durabilité et risque de se détériorer beaucoup plus rapidement.

Intérieur

Pour une utilisation intérieure, il est possible de créer avec d’autres essences de bois, tel que la pruche, le pin et le mélèze. Ceci est dû au fait qu’il ne sera pas exposé aux rayons UV et aux conditions saisonnières. Il est donc possible d’obtenir un fini différent, chaque essence ayant son propre veinage. À noter que le grain du bois sera seulement apparent dans les produits brûlés-brossés. Pour une utilisation intérieure, veuillez nous contacter et nous serons ravis de discuter de votre projet.


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Durée de vie

d’un revêtement en bois brûlé

La question revient :
« Est-ce vrai que le Shou Sugi Ban dure 80 ans ? »

On voit souvent circuler ce chiffre. En réalité, la longévité du bois brûlé traditionnel dépasse fréquemment cette estimation. Au Japon, on retrouve des bâtiments centenaires toujours protégés par leur revêtement carbonisé. Mais pour répondre honnêtement, il faut d’abord définir ce que signifie « durer ».

Parle-t-on de : La capacité du revêtement à protéger la structure contre l’eau et les rayons UV ? Ou de sa capacité à conserver exactement la même apparence qu’au premier jour ? Ces deux notions sont très différentes.

D’un point de vue technique, un revêtement extérieur a une mission claire :
protéger l’enveloppe du bâtiment contre l’eau, le soleil et les variations saisonnières.

Il y a plusieurs facteurs qui viennent déterminer la durée de vie du revêtement et ils peuvent faire une grande différence sur un même produit. L’emplacement de la maison, tel un bord de mer ou exposé sur une montagne, l’exposition au soleil, la qualité d’installation, l’entretien, etc.

Il ne s’agit pas d’un matériau figé dans le temps. Pour conserver l’intensité du noir, une application d’huile périodique est recommandée.
Sans entretien, le bois restera durable, mais son apparence évoluera. Une matière naturelle, noble, qui développe une patine conçue pour traverser les décennies, il raconte le climat, il dialogue avec son environnement.

Avec les années, la surface carbonisée s’érode lentement sous l’effet combiné du soleil, du vent et de la pluie. Ce processus est graduel et contrôlé. Contrairement à une peinture qui s’écaille brusquement, le Shou Sugi Ban vieillit par érosion naturelle. Sans application d’huile périodique, les pigments naturels s’estompent progressivement. Le bois exposé réagit alors à son environnement. Au sud, sous forte exposition UV : la surface tend vers des tons brun rougeâtre. Au nord, plus humide : le bois grisonne. Sous certaines conditions, il peut même foncer naturellement. Cette transformation est uniforme dans certaines zones et plus nuancée dans d’autres, selon l’architecture et l’exposition.

Chez Blackhaus, nous le voyons non pas comme un simple revêtement, mais comme un investissement architectural durable, capable d’accompagner une structure sur plusieurs générations

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